On est reparti pour une nouvelle review, qui malheureusement arrive avec un peu de retard, j’ai lu et fini le tome il y a plus d’une semaine mais n’ai pas eu le temps et l’envi de faire la review plus tôt. Celle-ci risque de perdre du coup un peu en qualité, pour cela je m’en excuse, mais j’espère faire au mieux et essayer de transmettre la joie que j’ai ressenti à la lecture du tome 5 Zero Year Dark City du run de Snyder et Capullo sur Batman lors du relaunch New 52.

Je continue ma lecture de ce run qui est pour le moment mitigé, le début est innovant et frais puis a baissé petit à petit en qualité. La partie 1 de l’event Zero Year, qui retrace le début du Batman de Snyder, n’apportait pas grand chose au personnage. On prenait les mêmes antagonistes du chevalier noir pour au final ne faire qu’un pale copier coller (un Force Awakens en gros, troll sur Star Wars c’est cadeau). Le teasing du Riddler pour le tome 2 parvenait à garder une once de hype pour la suite, si vous voulez vous replonger dans le précédent tome c’est par là que ça se passe.

Et donc est-ce que les promesses entrevues dans le tome précédent arrivent à terme ? Et bien bordel, bien plus que cela même. Qu’on se le dise tout de suite j’adore ce tome, j’étais en extase lors de la lecture, que ce soit au niveau scénaristique, au niveau de l’introduction des personnages, de leurs relations, et également sur le plan graphique. Je n’ai pas peur de dire que ce tome est l’une de mes histoires favorites du chevalier noir, et elle a pour elle que je ne m’y attendais pas. En lisant du Batman et certains de ces titres rentrés dans la légende, comme Year One, Dark Knight Returns, A Long Halloween, notre esprit s’attend à être époustouflé, au final il l’est mais on a pas totalement l’effet de surprise. Alors qu’ici pour ce tome je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi bon et intéressant, du coup même s’il n’est pas parfait il m’aura pris par surprise.

Premier bon point du tome, il introduit un nouvel antagoniste qui est pour le coup assez intéressant, le Docteur Death.

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Son histoire est assez classique, un scientifique qui voulait développer un sérum pour permettre aux soldats de développer des os tellement forts qu’ils pourraient arrêter des balles. Bien sûr il teste le sérum sur lui-même et ça tourne mal. Cela peut paraître un peu cliché mais cela ne m’a pas gêné, d’autant plus que j’apprécie énormément son design, assez rarement vu, à part peut être quelques inspirations sur l’Epouvantail.

Mais la réelle menace ici n’est pas vraiment le Dr Death, qui ne représente qu’une menace physique, celui qui prend la place dans ce tome c’est le Riddler. Quel bonheur de voir enfin un récit ou ce personnage est en place centrale tout au long de l’aventure. J’attendais depuis longtemps de pouvoir lire une histoire où le Riddler pourrait mettre à l’épreuve sur le plan psychologique le chevalier noir, poser des énigmes que même le plus grand détective ne pourrait résoudre. Est-ce que Snyder va au bout sur ce point ? Pas complètement mais il s’en approche, l’idée du Riddle Game est exactement ce que j’attendais dans une histoire centrée sur ce personnage. Mon unique regret vient peut être du fait que l’affrontement entre les deux protagonistes aura pu être exploré sur plusieurs chapitres. J’aurais voulu voir un Riddle Game sur 3 chapitres, avec des rebondissements, des enjeux énormes, mais cela est malheureusement un léger défaut de l’écriture de comics mainstream avec un schéma de narration établi et sur lequel on ne déroge que très peu.

Néanmoins tout le build up qui amène à cette confrontation est très intéressant, la prise de contrôle de Gotham par le Riddler donne des visuels assez inédits et apocalyptiques de la ville et apporte de la nouveauté, un vent d’air frais. De plus c’est assez rare de voir un méchant triompher, ne serait-ce que pour une brève période de temps, sur un héros, un peu comme Bane dans Dark Knight Rises de Christopher Nolan.

Un des atouts du tome précédent était pour moi la relation entre les différents personnages, et notamment entre Bruce et Alfred. Snyder continue dans cette voie avec l’élaboration des relations entre Batman/Bruce Wayne et James Gordon/le GCPD. On a donc droit à une relation de méfiance qui va forcément évoluer vers une confiance mutuelle et bénéfique.

Assez tergiversé, venons-en à l’énorme atout de ce tome, son univers graphique !!! J’avais trouvé le travail de Capullo sur le tome précédent assez simple, convenu, certains hommages étaient cool mais il n’allait pas plus loin. Là au contraire c’est la méga claque, la patate de forain dont tu as du mal à te remettre. La dernière claque que j’ai prise niveau graphique était avec Dark Prince Charming, on est au même niveau, Capullo est au sommet premièrement au niveau des hommages qu’il réalise à des panels extrêmement connus, notamment Dark Knight Returns de Franck Miller.

Ensuite le monsieur nous renvoie dans les cordes avec l’une des représentations les plus belles que j’ai vu du chevalier noir, le Batman sous la pluie. On a déjà un aperçu sur les images du dessus, mais cette idée parait tellement bête qu’elle en est géniale. Je suis pas en train de dire que Capullo a inventé l’utilisation de la pluie dans un comics Batman, mais il représente cela tellement magnifiquement que ça laisse sans voix, ou complètement l’inverse ça m’a fait jurer sur ce bel enfoiré d’avoir réalisé des panels aussi beaux.

Et en plus de tout cela Capullo a du se dire, je les ai envoyé dans les cordes mais est-ce bien suffisant ? Et bien non, elle nous termine dans les règles, un KO bien propre, dont tu as du mal à te remettre avec des panels juste sublimes, je pense notamment à la partie ou on revoit en flashback la mort des parents de Bruce. Je la connais cette mort, tu la connais aussi, ta grand mère la connait probablement aussi mais que veux-tu quand tu vois une full page avec Bruce représenté de cette manière ?! Tu kiffes, tu pleures, tu fais ce que tu veux mais au final c’est que du bonheur.

Le plaisir est également présent sur cette planche sans texte, qui fait le parallèle entre passé représenté en gris et sans couleur versus le présent est sa profusion de couleurs chatoyantes (violet, vert, jaune, rouge). Un seul mot : MAGNIFIQUE !

Zero Year Dark City est un excellent récit sur le chevalier noir, le scénario est intéressant et met en scène un des membres de la Rogue Gallery les moins utilisés qui pourrait pourtant apporter tellement, à savoir le Riddler. Les dessins de Greg Capullo sont tout bonnement exceptionnels, le genre qui te mettent une bonne claque qui laisse des traces, mais on adore. Très bonne finalisation de l’arc Zero Year sur les originies du Batman New 52.

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-66

 

5 réflexions sur “Comics Review 13 : Batman Zero Year Part 2

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