En cette période de fin Octobre je pensais lire Kingsman qui est dans ma waiting liste de lecture depuis quelques temps, mais à bien y réfléchir j’ai décidé de garder la lecture de celui-ci pour plus tard pour privilégier un comics en phase avec le calendrier et qui est considéré comme l’une des meilleures histoires du chevalier noir, aujourd’hui je vous parle de Batman : Un Long Halloween.

Ce tome est probablement une des histoires qui définit le mieux le personnage de Batman, on connait tous l’une de ses principales qualités qui est d’être un grand détective. Les histoires les plus marquantes du personnage sont donc souvent des histoires qui tournent autour d’une enquête et c’est ici complètement le cas. Tout au long du récit une personne dont on ne connait pas l’existence va perpétrer des meurtres visant la mafia de Gotham lors de jours fériés, ce qui lui faudra le nom de Holiday killer (holiday étant le terme de jours en fériés pour nos amis anglais). On suit donc Batman, Jim Gordon et Harvey Dent tenté de démasquer et d’arrêter ce tueur sur plus d’une année.

Commençons par la partie graphique du bouquin, Tim Sale est aux dessins et ce qu’il réalise est juste une oeuvre d’art. Le dessin est très minimaliste, avec très peu de détails sur les visages par exemple, mais aucunement dans le mauvais sens du terme, les traits sont ultra prononcés, Batman a un menton carré qui lui donne un air de boxeur des années 50 toujours prêt à mettre une trempe à quelqu’un. Cette méthode graphique n’est peut être pas pour tout le monde, mais moi je suis conquis.

En ce qui concerne les dessins je parle assez souvent du travail sur les ombres, j’imagine que c’est le genre de détails qui doit me marquer pour que je le mentionne de manière régulière. Je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite à la lecture mais en feuilletant le tome je me rends compte que l’utilisation des ombres est omniprésente, pratiquement aucune scène ne se passe de jour. On parle de Batman donc on s’attend à ce que la plupart de ses aventures se passe de nuit mais malgré tout je n’ai jamais ressenti une aussi bonne utilisation de la lumière dans un tome sur le chevalier noir, elles sont immersives et nous projettent littéralement dans Gotham.

En plus de ce travail sur les ombres Tim Sale nous gratifie probablement des plus belles et iconiques doubles pages que j’ai pu voir dans un comics super héroïques. Chaque grand moment de l’histoire a droit à sa double page où cette fois-ci les détails sont beaucoup plus présents. Ce sont en quelque sorte les planches qui font vendre, les originaux doivent s’arracher à prix d’or. (Je mets les photos que je prends des tomes, si vous voulez de la meilleure qualité hésitez pas à faire une petite recherche ça vaut le détour, ou encore mieux achetez le tome 🙂 )

Voilà pour la partie graphique, passons à l’essence d’Un Long Halloween à savoir son histoire. Comme défini en introduction, le tome raconte une série de meurtres perpétrés pendant des jours fériés. Le lecteur est au même niveau que les protagonistes à la recherche du meurtrier, certains indices sont laissés par l’auteur qui peuvent nous amener à avoir une idée sur l’identité du tueur qui ne sera révélé qu’à la fin bien sûr. La fin nous oblige d’ailleurs à nous questionner sur les hypothèses que nous nous étions faites pendant la lecture, et l’auteur semble jouer avec nous lors des dernières pages jusqu’à la révélation finale.

Comme vous avez pu le voir sur les différentes images que j’ai intégré dans l’article, l’auteur incorpore de nombreux personnages connus de l’univers Batman, ce qui peut paraître tout à fait logique. L’utilisation de ces personnages secondaires dans l’histoire racontée ici est extrêmement réussi, chacun a son but dans l’histoire et ces caméos ne sont pas expédiés juste pour dire d’avoir ces différents personnages dans le récit. C’est toute la différence avec un des problèmes que j’avais avec Superman American Alien (review ici), qui nous jetait à la figure certains caméos qui n’avait aucun intérêt dans l’histoire, leur apparition ne faisait pas évoluer les personnages principaux ou avancer la narration. Jeph Loeb, l’auteur, avait à mon avis un plan clairement défini pour son récit, utilisant différents personnages secondaires qui allait avoir une influence sur la tournure de l’histoire.

Je comprends tout à fait pourquoi Christopher Nolan a tiré son inspiration, entre autre, de ce tome lors de l’écriture de sa trilogie sur Batman, même si on peut légèrement regretté que son chevalier noir n’ait pas eu d’enquêtes aussi passionnantes à relever, au niveau de l’intrigue, que celle-ci.

Un Long Halloween est probablement l’un des meilleurs comics du chevalier noir, elle le plonge dans un travail d’investigation qui sied à merveille au personnage. Le récit est hypnotisant et se lit avec avidité tout en étant amené à la vie de manière magistrale par le dessinateur Tim Sale. Un must read pour tous les fans de Batman.

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-65

 

10 réflexions sur “Comics Review #7 : Un Long Halloween

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