Je continue mes review de comics ultra connus, avec un nouvel ouvrage écrit par Alan Moore, à savoir Watchmen. Comics qui, comme V pour Vendetta, a eu le droit à son adaptation cinématographique, j’y reviens dans la suite de la review pour parler un peu du processus d’adaptation des œuvres et de leurs attentes.

Alors Watchmen de quoi ca parle ?

Le récit prend place dans le milieu des années 80, en pleine Guerre Froide, et à l’aube d’un hiver nucléaire entre les Etats-Unis et l’URSS. Cette possible guerre nucléaire est renforcé par l’utilisation de l’horloge de l’apocalypse (Doomsday Clock en anglais) qui se rapproche de plus en plus de l’heure fatidique de minuit au fur et à mesure que l’histoire avance (pour des explications sur cette horloge je vous renvoie vers Wikipédia). L’histoire démarre avec le meurtre de celui que l’on découvrira être le Comédien, un super héros ayant appartenu à l’équipe des Watchmen. L’intrigue tournera donc autour de la recherche de son meurtre par ces anciens coéquipiers, notamment par Rorschach.

Dans un premier temps, on peut voir que les comics de cette période, notamment ceux de Moore, sont empreints de cette peur du conflit nucléaire, c’est extrêmement présent dans Watchmen, comme ça l’est dans une moindre mesure dans V pour Vendetta.

Comme lors de la lecture de V pour Vendetta j’avais remarqué l’écriture quasi-parfaite d’Alan Moore, que ce soit au niveau des dialogues ou bien de la manière de raconter l’histoire, de l’enchaînement des différentes situations qui permettent de mettre en place les personnages et de comprendre leurs passés et leurs motivations. Ce n’est pas pour rien que pour l’adaptation ciné Snyder (le réalisateur) a repris en grande partie les dialogues du comics, tellement ils sont puissants.

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Connaissant le film avant d’avoir lu le comics je savais plus ou moins à quoi m’attendre au niveau de l’histoire, néanmoins même si la surprise n’a pas été un élément lors de la lecture la fin reste tout de même un chef d’oeuvre. Pour se faire je vais spoiler bien comme il faut, mais bon le livre date des années 80 et le film aura bientôt 10 ans donc y’a prescription. Je trouve la révélation d’Ozymandias sur le fait qu’il ait déjà exécuté son plan après l’avoir expliqué à Nite Owl tellement brillante, ça casse tout ce que l’on peut voir dans les films par exemple. D’autant plus que c’est retranscrit de manière tellement simple sur papier, je ne pense pas avoir jamais vu une fin qui ressemble à celle-ci dans n’importe quel média. Il faut dire que les fins où l’antagoniste réalise son objectif sont assez rares, et encore une fois c’est une chose à souligner.

Pour continuer à parler de la fin de l’histoire je vais en venir à l’adaptation sur grand écran de Zack Snyder. On ressent l’amour qu’il a pour ce récit, à tel point que certaines scènes sont reprises à l’identique du matériau d’origine, au dialogue près, à la virgule près. Tout dépend ce qu’on attend d’une adaptation, certains préfèrent voir le réalisateur prendre des risques en changeant le déroulé, d’autres non. Ici Snyder ne peut pas être taxer de ne pas respecter les personnages et leurs actions, il retranscrit pratiquement intégralement ce qu’on peut lire dans le livre. Je dis bien pratiquement car certaines sous-histoires (le comic du naufrage, le marchand de journaux) sont éludées mais surtout la fin est légèrement différente de celle du comics.

Dans celui-ci Ozymandias détruit New York en téléportant une créature extra-terrestre qu’il a créé, dans lequel il a implanté une bombe qui se déclenchera à la sortie du processus de téléportation. Vous avez dit compliqué ? Effectivement c’est compliqué et un peu tiré par les cheveux et c’est le seul problème que j’ai avec la fin voir avec tout le tome, je ne comprends pas bien l’utilisation de cet être et de tout ce qu’il y a autour, Son utilisation n’est pas préparée, il n’y a aucun signe annonciateur, ça vient comme un cheveu sur la soupe. Alors que dans le film, Ozymandias a réussi à recréer la signature des particules de Dr Manhattan pour faire exploser plusieurs villes sur le globe. Et pour moi là ça fait mouche, on est habitué au personnage du Dr tout au long du tome et l’on sait que son pouvoir pourrait effectuer de telles choses, de plus on a suivi son cheminement, son départ sur Mars ce qui fait que l’opinion publique pourrait tout à fait croire à cette résolution de détruire la planète.

Pour finir cette attaque met fin à la guerre froide en donnant un ennemi commun aux américains et aux russes, je trouve la symbolique tellement plus intéressante et forte que cet ennemi soit Dr Manhattan plutôt qu’un être alien jamais introduit dans le récit.

Pour passer à la patte graphique de ce tome, Dave Gibbons réalise un travail très soigné, avec un jeu sur les ombres très intéressants. Pas énormément de choses à ajouter sur la partie graphique, à part un gros plus à apporter sur les différentes cover de ce tome qui sont toutes magnifiques et dont l’esthétique sera reprise pour le prochain event DC Doomsday Clock.

 

Oeuvre marquante d’Alan Moore, Watchmen est un chef d’oeuvre d’écriture que ce soit au niveau du story-telling mais aussi des dialogues. L’ouvrage dispose d’une adaptation cinématographique très fidèle au matériau d’origine. Pour ceux qui découvriraient cette histoire, commencez par le comics et ensuite amusez-vous à rechercher les similitudes dans les dialogues que contient le film.

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-65

 

6 réflexions sur “Comics Review #6 : Watchmen

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