Gros morceau aujourd’hui dans cette review, je m’attaque à une légende du comics super-héroïque, un run de 12 chapitres qui a révolutionné l’univers DC Comics et le monde du comics en général. Ce run est sorti en 1985 pour le 50ème anniversaire de la maison d’edition DC et a eu pour but de remettre en grande partie a plat leur univers et donc 50 ans d’histoire. C’est grace à ce tome que les scénaristes de comics se sont tournés vers des run beaucoup plus importants, impactant beaucoup plus de personnages, … Aujourd’hui on s’attaque donc a Crisis on Infinite Earth.

Premiere chose a dire après la lecture de ce tome, c’est que ce n’est clairement pas fait pour tout le monde, une personne qui souhaiterait simplement lire un comics ne doit pas commencer par ce genre de run a grande échelle. Meme pour quelqu’un lisant régulièrement des comics il faut s’accrocher.

La premiere chose qui ne facilite pas la lecture c’est la profusion de personnages, je ne saurais donner un nombre précis mais on doit bien dépasser la centaine assez facilement, et en plus d’être nombreux certains personnages importants comme Batman, Superman, Wonder Woman, Flash, … sont présents en plusieurs versions (j’y reviens tout de suite).

La deuxième chose vient de l’historique de DC, comme je l’ai dit ce tome arrive après 50ans de publication et une des caractéristiques majeures des titres DC Comics est qu’au fur et a mesure les auteurs ont mis en place ce qu’on appelle un multivers. Pour faire simple l’univers que nous connaissons avec notre Terre, notre système solaire et les particularités de l’univers DC comme la planète Krypton de Superman sont dupliqués un grand nombre de fois. Le multivers dispose donc de plusieurs planètes Terre et donc par extension de plusieurs de ces héros comme Batman, Superman, …

Le dernier élément complexe reside dans son histoire, un event de cette ampleur avec une infinite d’univers parallèles ne peut qu’être compliqué, et l’histoire de ce tome est la destruction de tous ces univers. Le récit se base sur des elements de physique avec l’opposition de la matière et l’antimatière, pas le sujet le plus simple a aborder donc. Pour schématiser l’ensemble des univers du multivers sont constitués de matière positive, néanmoins un événement dans l’histoire du multivers a débouché sur la création d’un antivers, univers uniquement constitué d’antimatière négative. De plus un être a été créé pour chaque version de la matière, Monitor pour le multivers et Anti-Monitor pour l’antivers qui va chercher à détruire l’ensemble des univers présents dans le multivers positive pour reconstruire un univers à son image et a base d’antimatière ou aucune vie ne survivra. Voila donc le pitch de ce tome.

Et alors qu’est-ce qu’on en a pensé de ce run ? Pratiquement que du bon, je vais commencer sur les dessins pour aérer un peu l’article avec quelques images.

Niveau graphique on a George Perez a la manoeuvre, pour rappel ce run s’étale sur toute l’année 1985, on a donc une grande différence avec les comics actuels, cela se ressent au niveau des couleurs utilisées qui peuvent paraitre un peu ternes maintenant et sur les costumes des héros. Malgré cela c’est du très solide et rigoureux pour un tome si long et complexe, on pourrait retrouver des moments de fatigue sur certaines cases, un peu de laisser aller mais le dessin est consistant sur les plus de 300 pages, chapeau l’artiste.

De plus la lecture de la postface m’a appris une information que je trouve très importante, George Perez a effectué énormément de recherches sur l’ensemble des personnages de ce tome que ce soit au niveau du dessin mais aussi de leurs gestuelles comme il ne pouvait bien sur pas travaillé sur l’ensemble de ces personnages. Sachant comme je le disais tout a l’heure qu’il doit y avoir plus de 100 héros différents ca situe le travail colossal a réaliser. Et le travail réalisé est magnifique.

Deux légères déceptions graphiques sur ce tome, la premiere est le design du bag-guy Anti-Monitor, je le trouve malheureusement assez peu charismatique, surtout le design de sa bouche et ses yeux. Pour un event aussi important j’aurais apprécié un design qui ressorte un peu plus, surtout que d’un autre coté Darkseid apparait dans ce tome et dispose d’un design ultra badass, donc c’était tout a fait possible pour l’époque.

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La seconde déception graphique vient du fameux ciel rouge synonyme de crise dans l’univers de comics DC, je m’attendais à être époustouflé par certaines planches avec ce ciel rouge (que l’on peut par exemple apercevoir dans les bandes annonces du film Justice League), néanmoins ce n’a pas été le cas. Dommage.

Mon deuxième regret est la un peu plus important, il touche à la publication du tome chez Urban Comics, ne vous méprenez pas je salue totalement l’éditeur pour sortir le run en français sans quoi je ne l’aurais probablement jamais lu. Néanmoins il y a un gros problème au niveau de la traduction, la publication date de 2015 et au vu du nom de l’auteur je pense que la traduction date de notre époque également. Je ne sais pas si cela a été traduit pour coller a l’époque ou pas mais certaines expressions utilisées sont complètement ridicules, surtout pour un tome de cette nature. Pour preuve deux planches que j’ai sélectionné, c’est très loin d’être une liste exhaustive, j’aurais pu en sélectionner 50.

J’ai posé la question a l’éditeur sur Twitter, je verrais donc s’il y a une explication logique et raisonnable a ces dialogues.

Dernier morceau a discuter, l’histoire. J’ai présenté le contenu du tome dans l’introduction je ne vais donc pas y revenir, j’ai donc assez peu de choses à rajouter dessus. Le récit est complexe pour un non initié mais si vous faites l’effort de passer les quelques premieres pages voir chapitres vous ne le regretterez pas. Le tome a un rythme rapide et accrocheur, c’est simple quand une histoire est bien racontée on a envi de connaitre la suite rapidement, c’est le cas ici. Petit bémol au niveau des dialogues, vu la multitude de héros ils contiennent très régulièrement la personne a laquelle le héros s’adresse, ca aide à la comprehension et permet de connaitre des héros que l’on a jamais vu mais cela rend les dialogues assez lourds parfois. De plus pour ceux qui sont habitués aux comics de cette époque il n’y aura pas de surprise mais l’utilisation des bulles de pensée pour décrire des actions plutot que par  l’utilisation de dessin peut déboussoler au début.

Au niveau péripéties et retournements l’auteur s’en tire parfaitement, le récit est vivant et les retournements de situation sont légions. On a droit à des parties, surtout vers la fin du tome, qui sont rentrés dans l’histoire et on comprend pourquoi, je pense notamment au combat de Supergirl face a Anti-Monitor qui est juste époustouflant et c’est la premiere fois que j’ai ressenti cela pour un combat sur format papier.

Quand on commence un tome entré dans la légende comme Crisis on Infinite Earth, V pour Vendetta, Dark Knight Returns, … on est au courant de leur caractère légendaire. On peut donc arriver avec une attente trop grande et être déçu, heureusement pour moi je n’ai pratiquement jamais ressenti cette sensation sur des comics anciens comme ceux-la. Crisis est un tome génial, a lire par les fans absolus de DC Comics qui souhaitent mieux connaitre la mythologie de l’éditeur. De plus l’event Metal en cours repose sur ses notions de multivers, ca ne fait donc pas de mal de reviser un peu.

Note globale WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-67 WD-Icon-66

 

4 réflexions sur “Comics Review #5 : Crisis on Infinite Earth

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